Un système alimentaire résilient, qu'est-ce que c'est ?







La diversité

Plus de diversité, par exemple de biodiversité dans une ferme, c'est plus de redondance (c'est-à-dire retrouver à plusieurs endroits et/ou de plusieurs manières une fonction similaire). Ce qui veut dire que même en cas de difficulté d'un acteur du système, celui-ci pourra encore tenir !

Avec l'exemple de la production agricole, c'est limpide : plus de variété dans les cultures, c'est être moins sensibles à une maladie. C'est aussi pouvoir plus facilement se passer d'engrais en jouant sur les complémentarités des espèces entre elles, par exemple, ce qui permet par ricochet de devenir un espace vivable pour les abeilles, qui peuvent essaimer sereinement : un vrai cercle vertueux !


La cyclicité

Le respect des cycles, et surtout tenter de les boucler, c'est la logique de l'économie circulaire. L'objectif, en gros, est double : limiter les intrants (ce qu'on ajoute dans le système depuis l'extérieur) dits naturels*, et les déchets finaux (qu'on brûle faute de savoir quoi en faire, et ça pollue).

Respecter la cyclicité, dans son potager, cela prend la forme évidente... du compost ! J'y mets ce qui me reste de mes légumes et fruits, et j'en ressors de quoi faire pousser les prochains !

* et bien sûr supprimer tout usage d'intrant chimique !


L'ancrage local

Une fois sorti de mon exploitation agricole, avec sa biodiversité et son respect de la cyclicité, pour poursuivre notre exemple, il va bien falloir faire quelque chose de mes légumes. Mieux vaut les vendre sur le marché d'à côté plutôt que de les envoyer à l'autre bout de l'Europe, ne serait-ce que pour économiser des trajets longue distance et donc moins polluer et réduire la dépendance au pétrole.

Même s'il ne s'agit pas d'empêcher les échanges entre pays, et mêmes entre continents, il paraît logiquement aberrant de faire pousser des tomates en plein hiver à l'autre bout de l'Europe pour consommer en France !







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